Quelque part dans le Karnataka, entre le Maroc et l'Inde...
L'arrivée sur Badami nous impressionne... la ville est entourée d'immenses roches de grès rouge créant une couleur et une ambiance incroyable... nous arrivons dans un quartier qui grouille de monde, bruyant et nous nous enfonçons doucement dans des ruelles que nous découvrons fantastiques. La ville est musulmane et ça se voit, ça se ressent. Se dégage immédiatement une humanité qui se lit dans le regard des gens. L'architecture des maisons, les multiples mosquées, l'appel à la prière... l'impression étrange d'être quelque part entre le Maroc et l'inde, peut-être un mélange des deux...
C'est vraiment chouette de retrouver l'ambiance d'une ville indienne sans touriste ! On se balade à travers les ruelles encombrées d'étals à terre, on nous propose de déguster des spécialités dans la rue et on en profite ! balpuri, massala puri, shake strawberry... on se régale en discutant avec les locaux, tous dehors. Les gosses jouent des percus, ça klaxonne à longueur de temps... ça "sent" l'Inde, enfin !
C'est fou de voir la différence entre les états, Goa et le Karnataka sont si proches et pourtant à l'opposé. Ici, c'est le monde rural, on retrouve les ambassadors, les gamins et les femmes qui travaillent, la pauvreté, le bruit... et l'authenticité. Une curiosité à chaque regard, une gentillesse bienveillante, un bazar ambiant, une envie de découvrir l'autre...
Le lendemain matin, après avoir entendu les tambourins une bonne partie de la nuit et réveillées par l'appel à la prière, on s'enfonce dans le village et on grimpe sur les roches. On découvre des grottes superbes taillées directement dans le bloc d'où l'on domine tout le village et le bassin.
On passe beaucoup de temps à errer dans les ruelles, on aime les rencontres que l'on fait, les réactions des habitants, on se sent décidément très bien ici... une ville à part.
Instantané : Et puis tout à coup, une rencontre très troublante... des Intouchables rayonnantes abandonnent leur travail, ravies d'échapper pour quelques minutes à leur dur labeur de porteuses de pierres, tandis que l'Homme a oublié de les surveiller. On voit dans leurs yeux une folle envie de liberté... C'est fou de voir l'ambivalence entre la dureté de leur vie et la beauté du site et de ces femmes. Ces quelques minutes dont elles nous rendent complices vont me toucher profondément...Un vrai coup de coeur que ce moment si singulier.
Merci Elo pour cette belle photo qui m'amène là ou justement je n'ai pas encore eu le temps de me rendre... J'ai bien l'intention de retourner dans le karnataka et d'y aller !!
Merci bcp !
Vivement la suite de vos aventures !
Bises
CAT
Bon sang de bon soir !
<br>Avec l\'expo nous travaillons tellement que je n\'ai pas encore eu le temps de voir que tu avais fait ce nouveau et magnifique carnet de route... J\'ai un terrible retard aussi dans les mails. J\'ai vu les tiens... enfin je viens de les voir... J\'aurais bien aimé que tu viennes mais je me rends bien compte que tu n\'es pas à côté tout de même...
<br>C\'est amusant car je suis certaine que comme toi j\'aurais craqué aussi sur ces merveilleux visages...Humm ! Ca donne envie d\'y aller !
<br>Bon je vais poursuivre la découverte.
<br>Bisous.
<br>CAT